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Peinture

Attention
Travaux

Les galeries de peinture et sculpture du premier étage, consacrées aux œuvres des 17e et 18e siècles, sont fermées afin de repenser totalement leur scénographie : choix des œuvres, accrochage, éclairage, médiation…

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Claude-François Desportes
Gibier gardé par des chiens

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Pierre Mignard
Saint Luc peignant la Vierge

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Damien Lhomme
Vanité

Des confiscations révolutionnaires à l’origine des collections de peintures, la plus importante est celle absolument majeure, d’œuvres du 18e siècle, réalisée au château de La Chapelle-Godefroy : seize Natoire, quatre Louis de Boulogne et deux Bon de Boulogne (le château appartenait à la famille de ces peintres à la Révolution), un Claude-François Desportes qui offre la seule vue connue du parc du château, un François Boucher, un immense Hubert Robert, deux belles natures-mortes du Napolitain Cusati et enfin, les chefs-d’œuvre du musée, les deux Watteau, L’Enchanteur et L’Aventurière.

D’autres grandes demeures ont été la source d’œuvres essentielles pour le musée. Du château de Pont-sur-Seine, à la riche histoire, proviennent ainsi deux tableaux. Il s’agit de l’immense toile de Philippe de Champaigne, La réception du duc de Longueville dans l’ordre du Saint-Esprit, commandé par Claude Bouthillier de Chavigny (1584-1652), seigneur de Pont-sur-Seine mais aussi Grand trésorier de l’Ordre (représenté à gauche) et du rare tableau du védutiste vénitien Bernardo Bellotto, neveu de Canaletto, Ruines de la ville de Dresde qui faisait partie des collections du prince Xavier de Saxe.

Le château de Saint-Liébault, demeure de la famille Colbert de Villacerf, a livré les bustes sculptés de Louis XIV et de Marie-Thérèse dus au ciseau du Troyen François Girardon. Ces deux sculptures côtoient, dans la salle du 17e siècle, les peintures de Nicolas et de Pierre Mignard, également originaires de Troyes : un délicat Christ en croix peint sur cuivre, du premier, et le Saint Luc peignant la Vierge pour Pierre, dit Mignard le Romain. Leur sert de contrepoint un tableau de Charles Lebrun, L’Erection de la croix, qui parfait cette vision de l’art sous Louis XIV.

Les saisies auprès des communautés religieuses ont enrichi le fonds d’un ensemble d’œuvres d’artistes troyens de la première moitié du 17e siècle,  tel que Jacques de Létin, dont l’Autoportrait est une belle figure mélancolique au milieu de ses grandes compositions religieuses. Elles côtoient celles des peintres de Langres, Richard et Jean Tassel. De ce dernier, le Tobie et l’Ange montre l’attachement de cet artiste à l’art de la bambochade développé par les artistes nordiques en Italie.
D’un esprit tout différent sont les tableaux de Lubin Baugin, L’Enfance de Jupiter et du Troyen devenu peintre officiel de la cour de Modène, Giovanni Boulanger, l’Allégorie de la conversation, tout deux prisant, dans un style différent, un art plus intellectuel. Il en est de même pour l’énigmatique Damien Lhomme et sa Vanité.

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Jean-Michel Picart
Nature morte au vase de fleurs

Nicolas Baudesson avec ses Fleurs renforce le foyer troyen et introduit une section consacrée à la nature-morte où domine l’élégant tableau sur cuivre Fleurs sur un entablement de l’Anversois Jean-Michel Picart. Les italiens, représentés par un petit fonds de peintures religieuses, sont bien présents pour la nature-morte, notamment les Napolitains : étonnante Nature morte aux poissons de Giuseppe Recco, œuvres en pendant de Castelli et de Gaetano Cusati.

Un ensemble de peintures nordiques évoque tous les genres avec une mention particulière pour le paysage et le portrait. On y relèvera le beau portrait de L’homme au luth attribué à Rubens ou le délicat Portait de Béatrice de Cusance par Van Dyck.

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Pierre-Paul Rubens (attribué)
L'homme au luth

Le 18e siècle, essentiellement français, déjà évoqué par les confiscations révolutionnaires, s’ouvre sur les œuvres précieuses de Watteau et de François Jouvenet. Leur mode d’expression, élégant et raffiné, annonce l’ensemble décoratif de Natoire. Philibert Orry, contrôleur général des Finances sous Louis XV puis directeur général des Bâtiments, Arts et Manufactures, commanda à Charles-Joseph Natoire la décoration de son château de la Chapelle- Godefroy, situé à proximité de Troyes (Nogent-sur-Seine). Le peintre conçut, entre 1731 et 1740, plusieurs grands cycles – l’Histoire des Dieux, l’Histoire de Clovis, celle de Télémaque et les Quatre Saisons (perdu) – dont sont issues les quinze œuvres exposées au musée. La série Les Amours des Dieux est celle qui résume le mieux l’esprit léger du 18e siècle au temps de Louis XV, évoquant dans son avalanche de nuées et de nudités, les plaisirs et la volupté que cherchent à reproduire toute une génération de peintres parmi lesquels son ami et rival, François Boucher, représenté par Les Génies des Beaux-Arts.

Le Repos de la Sainte Famille
de Fragonard associe virtuosité picturale et préoccupations religieuses tandis que le tableau d’Hubert Robert, Ruines d’un pont romain, affiche ce goût nouveau  pour l’antique et une certaine mélancolie romantique que les paysages de Vernet évoquent dans leurs sujets ténébreux de Tempête et de Naufrage.

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Antoine Watteau
L'Enchanteur

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Jean-Baptiste Greuze
Esprit de Baculard d'Arnaud

L’art du portrait s’attache à la représentation fine de l’individu comme chez Greuze, portraitiste et peintre de scènes de genre, dont le musée possède un émouvant Portrait d’Esprit de Baculard d’Arnaud, jeune garçon à la perruque poudrée retenant son petit chat noir. Non loin, le Portrait de la comtesse de Baussencourt par Elisabeth Vigée Le Brun garde le charme précieux de ses célèbres compositions, tandis que L’Homme à la tabatière de Blanchet, à l’éclatant costume de velours, conserve pour l’éternité son geste.

A côté des collections de peintures françaises, le musée propose un bel ensemble de toiles européennes du 18e siècle parmi lesquelles les portraits de l’Anglais Thomas Hudson, un sujet théâtral d’Œdipe et ses filles du Suisse Heinrich Füssli et surtout, Les Ruines de Dresde de l’Italien Bernardo Bellotto déjà cité.

La fin du 18e siècle est marquée par le retour à l’antique : Glycère de Vien, esquisse de L’été ou la Fête à Palès de Suvée, Diane et Endymion du troyen Paillot de Montabert. Cet élève de David poussera l’antiquomanie jusqu’à remettre au goût du jour la peinture à l’encaustique. David exerça d’une manière générale, une influence importante sur de nombreux disciples, Laneuville, Garnier ou encore le Baron Gros avec le Portrait du Cordonnier Simon auquel il a su transmettre la sobriété et l’approche psychologique, tel que lui-même s’y emploie dans le Portrait de Gabrielle-Antoinette Charpentier, première épouse de Danton.

Les grands mouvements picturaux français du 19e sont tous représentés dans les collections mais seuls sont exposés les paysages des peintres de Barbizon (Cabat, Chintreuil et Diaz) et les images exotiques des orientalistes Girardet et Girardot.


Si les 17e et 18e siècles sont le point fort des collections de peintures, le Moyen Age et  la Renaissance figurent à travers quelques œuvres clefs : le Calvaire avec saint François de Giotto et son atelier et le Christ de pitié de Malouel pour la première séquence, La Cène de Giorgio Vasari et l’exceptionnelle Vénus et l’Amour du Praguois Bartholomeus Spranger pour celle sur le maniérisme.

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Jean-Louis Laneuville
Portrait de Madeleine Menuel,
soeur de Danton

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Antoine Chintreuil
Le lever de l'aurore après une nuit d'orage

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Eugène Girardet
Une caravane dans le désert

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