Vous êtes ici :

Les oeuvres graphiques de la donation Buttner

Les Lévy se méfiant de l’abstraction dont ils ne comprennent pas le développement, craignant un simple effet de mode, et qu’ils considèrent comme plus facile à réaliser que la figuration. Ainsi les collection de dessin est dépourvu d'oeuvres abrstraites.

En ce sens, la donation Jeanne Buttner, qui ne compte que quatre ou cinq œuvres antérieures à la Seconde Guerre mondiale, vient compléter remarquablement celle des Lévy en explorant ce versant de l’art moderne. Cette collection a été celle de Raymond Buttner, professeur d’allemand et fervent amateur d’art contemporain. Contrairement aux Lévy, il a construit sa collection avec peu de moyens mais les rejoint dans sa fréquentation assidue des galeries et des artistes de son temps ainsi que par sa pratique personnelle de l’art. La volonté des Buttner fut moins de collectionner les artistes classiques que de défendre et promouvoir la peinture contemporaine et plus précisément l’École de Paris, ce qui explique que la majorité des peintures et dessins de ce fonds datent des années 1950 et 1960. Les œuvres que le collectionneur possède sont « la création d’artistes venus de tous les pays du monde ».

 

Voir l'image en grand Klee, A contre-courant sous la pleine lune, 1928

 

Cette donation complète le regard des Lévy porté sur l’art français tout en soulignant l’ouverture de la scène artistique parisienne à l’international. Ce dialogue est d’autant plus vif que les deux collectionneurs ont pu posséder des œuvres d’un même artiste tel Jean Pougny ou Wols. Pour ce dernier, l’aquarelle de la donation Buttner rejoint les deux dessins des Lévy présents dans les collections et compensent, d’une certaine manière, le regret de ceux-ci de ne pas lui avoir fait une place plus large au sein de leur collection. Outre ces points de jonction, ce fonds met en avant l’art abstrait, en observant la moindre ramification que ce soit les signes de Paul Klee, l’abstraction géométrique d’Auguste Herbin, l’étrangeté de la peinture sous mescaline d’Henri Michaux, l’onirisme de Wols. La collection peut paraître disparate mais est indubitablement soutenue par un fil conducteur évident : la passion de Buttner pour la couleur qui peut se résumer par cette fameuse phrase de Cézanne : « Lorsque la couleur est à sa plénitude, la forme l’est aussi ».

 

Voir l'image en grand Klee, Prêt à partir, 1934

Diminuer la taille de la police (medium).Augmenter la taille de la police ().Augmenter les contrastes en inversant les couleurs. Supprimer l'ensemble de la personnalisationAjouter aux favoris

Voir l'image en grand