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Parcours de l'exposition

Au cœur de l’œuvre de Renoir

Le parcours de l’exposition Un autre Renoir se fonde sur une approche thématique. Loin de l’exposition monographique trop souvent présentée, le parcours apporte un regard renouvelé sur l’œuvre de Renoir par le prisme de cinq thématiques rarement exploitées dans les grandes expositions qui ont lieu de par le monde.
Ainsi, l’influence du village d’Essoyes, ses figures et ses paysages dans l’œuvre du maître sont notamment révélées au public. 
À  l’opposé de l’image du chantre de la peinture impressionniste, l’exposition donne à voir Un autre Renoir.

Section 1 : Un Renoir peut en chacher un autre

La première section s’attache à l’image classique de Renoir en tant qu’homme et artiste.

Dans la mémoire collective, c’est l’image d’un Renoir âgé et barbu qui prédomine. Il porte un chapeau mou et est marqué par la maladie qui l’immobilise dans un fauteuil roulant et affecte ses mains ; image lacunaire d’une carrière de près soixante-cinq ans.
Les portraits d’Albert André, Richard Guino, Aristide Maillol ou encore Louis Valtat symbolisent, quant à eux, les liens de Renoir avec ses artistes, souvent plus jeunes, qui l’ont fréquenté et admiré. Par ailleurs, le portrait d’Ambroise Vollard évoque son lien avec le monde artistique parisien et le marché de l’art.

 

 

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Aristide Maillol
Auguste Renoir, 1906-1907
Bronze, 41 x 24,5 x 26 cm
Cagnes-sur-Mer, musée Renoir
Inv 61-12 

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Pierre Auguste Renoir
Nature morte, entre 1841-1919
Huile sur toile, 46,5 x 55,5 cm
Paris, Musée d’Orsay
RF 1974-5

Section 2 : La nature morte selon Renoir

Renoir étant indéniablement considéré comme un peintre de portrait, la seconde section interroge la place de la nature morte dans son œuvre.

Renoir s’est attaché à peindre ce genre tout au long de sa carrière au travers de natures mortes composées de fleurs, de fruits de poissons ou de tout autre élément présent sous son toit. Tantôt étude nichée dans le coin d’une toile, tantôt œuvre aboutie, la nature morte, au-delà de son sujet même qui s’inscrit dans la continuité des genres classiques, représente pour le peintre un exercice quotidien de recherches sur les coloris et les compositions. En ce sens, seront également exposés sa boîte à peindre et sa palette, objets emblématiques de son processus créatif.

Section 3 : Deux Essoyennes au coeur de la vie de Renoir

La troisième section est consacrée à la place d’Essoyes dans la vie et l’œuvre de Renoir et notamment aux femmes qui en sont originaires et qui ont partagé sa vie.

Ce lien au village se tisse par l’intermédiaire de son épouse, Aline Charigot, qui en est originaire. Elle le lui fait découvrir dans les années 1880 puis à la suite de séjours réguliers, le convint d’y acquérir une maison en 1896. Les œuvres présentées mettent ainsi en lumière l’importance d’Aline Charigot dans la vie de Renoir et notamment la manière dont il va la représenter que ce soit en tant que modèle, femme ou mère. L’autre femme d’Essoyes ayant marqué Renoir est Gabrielle Renard qui fut tout autant la nourrice de Jean Renoir que l’un de ses modèles favoris. En dehors de ces deux figures majeures, ces séjours à Essoyes ont également des répercussions sur son œuvre-même. En effet, à cette période, Renoir quitte Paris dont il a capté la vie moderne, artistique et mondaine dans ses œuvres impressionnistes. Essoyes représente un havre de paix à un moment où il s’interroge sur son art. Il renouvelle ainsi ses thématiques en prenant pour sujets non plus les citadines ou les modèles parisiens mais les habitantes du village. Il s’intéresse plus particulièrement à la représentation de la femme au travail.

 

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Pierre Auguste Renoir
Richard Guino (Gérone, Espagne, 1890 - Antony, 1973)
Madame Renoir, 1916
Mortier, polychrome, 82,4 x 53 x 34,5 cm
Paris, Musée d’Orsay
RF 2764 

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Pierre Auguste Renoir
Buste de Vénus, 1915
Bronze, 58 cm
Paris, Galerie Hélène Bailly

Section 4 : De la laveuse à Vénus : représenter la femme dans le paysage

La quatrième section s’intéresse à l’évolution de la représentation de la femme dans la nature qui tend à être de plus en plus idéalisée.

En effet, Renoir commence à représenter les laveuses, thème qu’il approfondit par la suite avec les lavandières dans le Sud de la France puis il se détache du labeur au profit de la baigneuse, femme captée dans un moment de détente et de communion avec la nature.
Cette vision se teinte par la suite d’une référence à l’antique et à l’atemporel au travers de la figure de Vénus qu’il décline notamment en sculpture avec sa monumentale Vénus Victrix.

 

Section 5 : Pablo Picasso, amateur de Renoir

Enfin, la dernière section est consacrée au lien singulier qui lie Renoir à Picasso.

De prime abord, l’association de ces deux noms peut surprendre, Picasso incarnant une modernité à l’opposé de la figuration sereine et classique aux tons clairs de Renoir au début du XXe siècle.
Il n’en demeure pas moins qu’il acquiert sept œuvres du maître aujourd’hui conservées au musée national Picasso-Paris.
Cet ensemble révèle ainsi le regard du peintre espagnol sur Renoir, qu’il aurait aimé rencontrer en 1919, au travers de six œuvres incarnant la diversité des thèmes de la dernière période du maître.

 

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Pierre Auguste Renoir
Baigneuse assise dans un paysage, dite Eurydice, 1895-1900
Huile sur toile, 116 x 89 cm
Paris, Musée Picasso
RF 1973-87

Des prêts prestigieux

Une cinquantaine d’œuvres, peintures, dessins et sculptures, du maître et de ses contemporains sont prêtées :


■ Bagnols-sur-Cèze, musée Albert-André
■ Besançon, musée des Beaux- arts et d’Archéologie
■ Bordeaux, musée des Beaux-arts
■ Cagnes-sur-Mer, musée Renoir
■ Lyon, musée des Beaux-arts
■ Paris, galerie Hélène Bailly et collection privée
■ Paris, musée Marmottan
■ Paris, musée national d’Art moderne
■ Paris, musée de l’Orangerie
■ Paris, musée d’Orsay
■ Paris, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
■ Paris, musée national Picasso
■ Pont-Saint-Esprit, musée d’Art sacré du Gard
■ Troyes, collection privée
■ Vulaines-sur-Seine, musée départemental Stéphane Mallarmé

Les musées d’Orsay et de l’Orangerie soutiennent l’événement par le prêt exceptionnel de quinze œuvres issues majoritairement des collections du marchand de Renoir, Ambroise Vollard, et des collectionneurs Paul Guillaume et Domenica Walter. La célèbre Gabrielle à la rose, déjà présente dans l’exposition troyenne de 1969, sera de nouveau exposée à Troyes. Le musée national Picasso-Paris prête, quant à lui, un ensemble conséquent de six œuvres de Renoir ayant appartenu à Pablo Picasso. Ce prêt important permet d’évoquer le lien singulier entre Renoir et Picasso à l’aube de la modernité naissante.

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