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Origine du musée

Le musée d’Art moderne a été créé à la suite de la donation en 1976, des grands collectionneurs, Pierre et Denise Lévy, industriels troyens du textile.

Installée dans l’ancien palais épiscopal (16e et 17e siècles) en 1982, la collection illustre quelques-uns des grands moments de l’art en France depuis le milieu du 19e siècle jusqu’aux années 1960.

Elle comprend des toiles d’Honoré Daumier, Gustave Courbet, des œuvres des Nabis comme Edouard Vuillard ou Pierre Bonnard, un exceptionnel ensemble du mouvement Fauve : André Derain, Georges Braque, Maurice Vlaminck, Othon Friesz… ou encore l’École de Paris représentée par Chaïm Soutine ou Amedeo Modigliani… Derain domine cet ensemble avec quelque 80 toiles. D’autres grandes signatures, Henri Matisse, Raoul Dufy, Robert Delaunay, Nicolas de StaëlBalthus, Georges Rouault… complètent ce panorama de la peinture française de la première moitié du 20e siècle.

La sculpture est bien représentée avec Edgar Degas, Aristide Maillol ou encore Joseph Czaky, Ossip Zadkine, Charles Despiau, un ensemble unique de bronzes de Derain sans oublier Picasso et son célèbre Fou (1905), pour lequel le poète Max Jacob a posé.

Les verreries de Maurice Marinot, verreries Art déco (plus de 140 pièces de 1912 à 1937) qui forment à elles seules une collection d’exception, dévoilent le travail tout à fait novateur de cet artiste d’origine troyenne et ami des donateurs. S’y ajoutent quelques céramiques d’Emile Lenoble, André Metthey, ou de l’atelier de Madoura-Vallauris.

L’art primitif, dont certaines pièces ont appartenu à des artistes tel Derain ou à de grands marchands amateurs (Ambroise Vollard, Félix Fénéon, Paul Guillaume…) apporte un éclairage, voulu par les donateurs, sur les relations entre l’art moderne et l'art africain.

En écho à la collection permanente, le musée propose régulièrement au public des expositions temporaires, des cycles de conférences sur l’histoire de l’art moderne en rapport avec les artistes de la collection ou tout simplement en liaison avec l’actualité muséographique.

Le palais épiscopal

L’origine du Palais Épiscopal abritant le musée d’Art moderne se perd dans la nuit des temps. Il semblerait qu’en 426, une petite construction préfigurant l’Évêché, se soit appuyée sur les impressionnants blocs de pierre de la première cathédrale de Troyes. Ce n’est cependant qu’en 1170 que sera mentionnée, de façon certaine, l’existence d’un « Hôtel Épiscopal » digne de ce nom.

Objet d’extensions et de modifications successives, il apparaissait au 16e siècle sous forme d’un corps de bâtiment parallèle à la nef de la cathédrale auquel vint s’adjoindre au 17e siècle, le grand corps de logis situé au fond de la cour et surmonté d’un fronton triangulaire. De cette même époque datent le renouvellement de toutes les dépendances extérieures et intérieures des bâtiments en retour de cour et la construction de l’escalier d’honneur. Devenu propriété de l’État lors de la Révolution Française, il fut restauré et remanié au 19e siècle par les titulaires de l’Évêché qui en conservèrent la jouissance et en assurèrent l’entretien jusqu’à l’adoption de la loi dite de séparation de l’Église et de l’État en 1905.

L’ancien Palais Épiscopal fut classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1909 et acquis huit ans plus tard par le département de l’Aube, lequel y regroupa ses services sanitaires, sociaux et vétérinaires. La Ville de Troyes le fit entrer dans son patrimoine en 1980 dans le but d’y aménager son musée d’Art moderne. D’importants travaux de restauration tant extérieurs qu’intérieurs débutèrent alors. Ils ne devaient prendre fin que deux ans plus tard, en octobre 1982.

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